Nicolas Bérenger, Champion du Monde de Longtze

 

 

Des images décapantes, une météo tonique, un niveau sportif de plus en plus élevé : la saison 2011 des Longtze s’est achevée en beauté, ce dimanche, à Hyères sur la victoire de l’équipe de Nicolas Bérenger (1 Maillot pour la Vie), talonné par un nouveau venu, Bertrand Castelnerac (Stade Français) qui découvrait le bateau. Ce podium « mondial » est complété par le team sudiste de Laurent Abignoli (Tendrisse). Les 25 équipages amateurs et professionnels qui ont bagarré au coude à coude, pendant trois jours, sur le plan d’eau de Hyères se sont donnés rendez-vous en 2012 !

« C’est de plus en plus dur les régates en Longtze ! Le niveau est franchement monté d’un cran pendant la saison. La flotte est super homogène, la moindre erreur te fait perdre 15 places ! Le premier jour, on a voulu marquer le coup parce qu’on fait partie de ceux qui connaissent le mieux le bateau mais, très vite, les nouveaux venus ont pris leurs marques et ça a été très dur de décrocher cette victoire ! En plus, on a eu les conditions de vent (15-20 nœuds) où le bateau est particulièrement physique », commente Nicolas Bérenger vainqueur de l’épreuve avec cinq victoires de manches sur onze.

Surprises !

Mais l’expérience ne fait pas tout en Longtze. Pour preuve la relative contre-performance de team allemand « Wet Feet » d’Eckhard Kaller, grand habitué des premières places (il termine 5e) ; et, à contrario, la remarquable deuxième place de tous nouveaux venus, les lorientais de « Stade de France », menés par Bertrand Castelnerac. C’était leur toute première navigation en Longtze, à bord d’un bateau peu préparé, acheté il y a deux semaines…

« On découvrait le bateau et l’équipage n’avait encore jamais navigué ensemble mais on s’est régalé ! On a fait pas mal d’erreurs de manœuvre et on a eu des petits soucis techniques qui nous ont empêché de plus titiller Nicolas (Bérenger, ndlr), mais on s’est bien démenés, on a une super équipe, on a pu jouer devant, le plateau est intéressant et on est prêts à revenir si on trouve un partenaire pour la saison prochaine ! », souligne Bertrand Castelnerac.

Un mixe pro-am détonnant

Mais qu’on ne s’y trompe pas. Les professionnels de la voile, les régatiers de haut niveau, ne sont pas les seuls à truster les meilleures places et à jouer les jolis coups, sur le circuit Longtze. Malgré des cursus nautiques extrêmement différents, cette flotte humainement et sportivement particulièrement hétérogène est singulièrement homogène une fois en course.

« Il y a à la fois de plus en plus de propriétaires et de plus en plus de coureurs de haut niveau qui arrivent sur le circuit, ça fait un mixe super homogène et toujours aussi sympa ! », remarque Nicolas Bérenger.

Les années passent, le bien-fondé du Longtze reste !

Avec le Longtze Word Event 2011 à Hyères, le circuit Longtze boucle avec succès sa troisième saison européenne.

Plus de 60 Longtze naviguent désormais en Europe. Le circuit, le Longtze European Tour, a pris de l’ampleur avec succès cette année. Il est solidement épaulé par la Longtze Student Cup, elle aussi en plein essor, depuis deux saisons.

Le fils du Dragon prend de l’âge et ça lui va bien, comme le confirme le vainqueur de l’épreuve : « de saison en saison, on se rend compte que le bateau vieilli bien, il a beau être léger, il est costaud, c’est encore un point très positif pour le développement de la classe. »

Le Longtze vu par Fabien Delahaye, skipper du Longtze Générations Ecole Navale et champion de France de course au large en solitaire 2011 : « c’est un bateau à la portée de tout le monde. En terme de logistique c’est simple, il suffit de l’accrocher derrière sa voiture, on vient, on met à l’eau, on régate, on s’amuse et on repart ! C’est super que cette série se développe bien comme ça, en plus ça régate vraiment bien ! Nous manquons d’entraînement mais je reviendrai avec plaisir, c’est toujours intéressant de prendre des départs et de régater sur des petits parcours avec une flotte importante comme ça ! »

 

Classement du Longtze World Event 2011

1 – FRA UN MAILLOT POUR LA VIE 26 points

BERENGER Nicolas CHTOUNDER Sylvain  MASSE Edouard  LANCELOT Pascal

2 – FRA STADE FRANCAIS VOILE 33 points

CASTELNERAC Bertrand PAUCHET Nicolas  LANIER Victor  RENAULT Mathieu  MOLINIER Luce

3 – FRA TENDRISSE – YCPR 36 points

ABIGNOLI Laurent MARCON Jean baptiste  PEDUZZI Yannick  SAVIGNAT Brice

4 – FRA LONGTZE TEAM 55 points

BERJON Laurent VILLENEUVE Samy  LAOUENAN Pierre  BOUDGOURD David

5 – GER WWW.WETFEET.DE 64 points

KALLER ECKHARD REISCHL SEBA  LICHTBLAU JENS  ZEISER THERESA

6 – FRA GENERATION ECOLE NAVALE 73 points

DELAHAYE Fabien BEGUERIE Olivier  DE REBOUL Pierre-marie  NICOLAS Martin  NICOLAZO DE BARMON Anne-raphaelle

7 – FRA BORDEAUX REGATE 84 points

SALZES Clement FALXA Julien  COHEN ADDET Michel  GARNERO Pierre laurent

8 – FRA PETIT JAUNE 130 points

GIBON Romain PINGARD Antoine  GERON Basile  CARIOU Maxime

9 – FRA EUROVOILES 133 points

INFANTE Denis ALONSO Baptiste  BARRUE Christophe  JOSEPH Bastien

10 – FRA CSC HEC 137 points

GAUTIER Herve CANEVET Pierre  TAILLIANDIER Brice  LE FORESTIER Thomas

11 – FRA PETIT DRAGON 144 points

SALLERIN Francois YVON Camille  ALLEMAND Gerald  DEMEO Richard

12 – SUI SHENSU 146 points

WIELAND JARNO WIELAND RASTO ESTERMANN DANIEL  TAYLOR OLIVER

13 – TCHIKK 153 points

PIOT Jean vincent MOULIN Hugues  COHEN Benjamin  DANEL Edouard  FERRAT Swanne

14 – SUI FRAISE DES BOIS 153 points

VAUCHER MICHEL MEYER ERIC  METTRAUX B  ZANLONGHI VINCENT

15 -VOILERIE HERVE SAIL DESIGN 162 points

AUBRY Herve JUNOD Catherine  VILLENEUVE Jules  MAUPU Olivier  SANDILLON Loic

16 – OVIK 164 points

ASPERTI Georges GIROLET Mathieu  THERY Guillaume  VANACKER Olivier

17 – SUI QI – 192 points

FRANK BEAT FRANK DONAT  BANSAC NICOLAS KNUS SEBASTIEN

18 – SUI MONO SPACE 202 points

MARCHAND ALAIN GAUSSEN LOIC  BROUCHOU FANNY  FILLEMAZ PERNOUD LOUIS  ROL LOUIS
19 – SUI CARISSIMA 203 points

ZILTENER ZILTENER T  FURRER   STROLIN

20 – SUI PEPPERMINT 204 points

MULLER SILVIO ALBERTIN MARCEL  BANZIGER MARTIN  SHERRER PETER

21 – YCPR MARSEILLE 205 points

PALLANCA Magali JONET Coraline  PAPET Hubert  JUHEL Benedicte  EGLOFF Geraldine

22 – L’IMPORTANT C’EST DE PARTICIPER 213 points

SAILLY Laurent GUILLON Sylvain  SIMON Patrick  WELLER Eric

23 – TCHOUKK 227 points

ROBERT Pierre yves ROBERT Matthieu  DEVAUX Alain  CESARI David

24 – BLACK FLAG 231 points

CHAFFARDON Christophe LEQUIN Benoit  CHATELAIN Florent  TENCONI Martin

25 – LUNAMBULE 258 points

HARDOUIN Dimitri LE MOING Steven  HILIQUIN Glen  GUIHARD THOMAS

Audi Med Cup 2011 – Marseille

Comme à Cascais, c’est un équipage local qui a pris en main le Soto 40 de démonstration mis à disposition par l’organisation de l’Audi MedCup. A bord de XXII-Marseille, Alain Fédensieu, Nicolas Bérenger et les 7 équipiers de Jubilation Sailing Team vont tenter de briller dans leur jardin face au leader espagnol Iberdrola. Au delà du résultat, ils sont surtout ravis d’être là.
« J’en veux un pour Noël ! » s’extasie Nicolas Bérenger après sa toute première navigation mardi à bord du monotype argentin. «Le bateau est super à la barre, il est hyper sensible que ce soit au niveau de l’assiette, des réglages. Très simple à manœuvrer et il a la patate ». Un enthousiasme partagé par ses compères, un groupe réuni il y a une semaine à peine à l’initiative du Marseillais Alain Fédensieu, tacticien et skipper.


S’ils ne naviguent pas toute l’année ensemble, les neuf hommes se connaissent bien et partagent parfois le même cockpit le temps d’une SNIM, d’un Tour de France à la Voile ou d’une épreuve de match racing. Régate en équipage, en monotype ou en IRC, match race, dériveur, mais aussi course au large (Nicolas Bérenger, talentueux Figariste est aussi passé à l’école des trimarans Orma), les expériences du bord sont éclectiques. Leurs atouts : une excellente connaissance du plan d’eau marseillais, mais aussi la fraicheur et l’envie. Autre avantage : ils bénéficieront à bord des conseils avisés de Nacho Postigo, co-organisateur
de l’Audi MedCup et qui connaît bien le support.

Après quelques journées de découverte de l’Audi MedCup, les esprits sont déjà conquis. « Il n’est pas impossible que l’aventure se poursuive » déclare Nicolas Bérenger. « Il y a des opportunités qui se présentent en Soto 40, pour certains d’entre nous, l’année prochaine. En attendant, conclue Nico, je suis super heureux d’être là et c’est le cas de tout l’équipage ! »

L’équipage :
Gregory Baum (Pied de mât)
Nicolas Bérenger (Barreur)
Michel Cohen Addet (Régleur)
Nicolas Deberque (Régleur)
Alain Fédensieu (Tacticien)
Alexis Lepesteur (Piano)
Edouard Masse (N°1)
Nacho Postigo (ESP, Navigateur)
Bruno Staub, (Régleur)

Source : Audi MedCup

Final en beauté du 2° acte du Grand Prix Guyader

Le vent et le soleil étaient  au rendez-vous aujourd’hui pour le tomber de rideau du deuxième acte du  Grand Prix Guyader. En M34, les hommes de Oman Sail ont su gérer leur  avance au classement d’hier et conserver le leader ship, quant à Nicolas  Bérenger, en Longtze sur un maillot pour la vie, il a remporté 9  régates sur 8 et confirme ainsi le surnom que lui a attribué Alain  Gautier de ‘maître Longtze’.

 

Pays de lumières
La baie de Douarnenez est un stade nautique parmi les plus beaux de la  façade Atlantique. Aujourd’hui, la lumière avait rendez-vous avec la  brise pour le plus grand bonheur des régatiers présents sur le Grand  Prix Guyader. En soufflant à 25 nœuds du Sud, le vent, soutenu, a  occasionné quelques spectaculaires ‘vracs’ pour les Longtze qui sont  rentrés au port après deux courses, tandis que les M34, friands de cette  ambiance pour le moins tonique, enchaînaient trois courses.
En M 34, le Rochelais Cédric Pouligny qui skippe le bateau aux couleurs  du Sultanat d’Oman a su, avec son équipage, gérer son avance au général  en évitant tous les pièges d’un plan d’eau très agité pour s’assurer la  victoire finale. Pour ces nouveaux bateaux, venir à Douarnenez  constituait un entraînement supplémentaire à leur préparation pour le  Tour de France à la Voile. «Les Omanais ne sont pas encore aguerris dans de telles conditions. Depuis  que nous avons ce nouveau bateau, ce n’est jamais arrivé. Le début de la  saison, nous a plutôt offert un temps de demoiselle » explique  Cédric Pouligny. Belle performance aussi de Bretagne Crédit Mutuel  emmené par Nicolas Troussel qui remporte deux courses sur trois  aujourd’hui et se hisse ainsi sur la troisième marche du podium, tandis  que Ile de France gagne la deuxième place avec un petit point d’avance sur les Bretons.
Pari gagné pour le Grand Prix Guyader qui offrait ainsi une fois de plus  la possibilité aux marins de s’expliquer sur le superbe plan d’eau de  Douarnenez.

La fête continue
Le port de Tréboul va, dès demain, vibrer des cris des enfants des  écoles de Douarnenez avec le Grand Prix des Optimist qui se poursuivra  mardi et jeudi. Plus de 200 enfants vont ainsi régater dans le chenal de  Tréboul et devant la plage des Sables Blancs.
Le week-end prochain s’ouvrira une page haute en couleurs pour le Grand  Prix Guyader avec le Championnat du Monde de kitesurf junior et Master,  le Nah Skwell Trophy Up Paddle et les portes ouvertes au Port Rhu.

D’année en année, le Grand Prix gagne, de toute évidence, en intensité  et confirme ainsi que la baie de Douarnenez constitue un atout  considérable pour l’animation et l’économie de la ville.

Tous les résultats des courses sur www.grandprixguyader.com

Spi Ouest Regatta: Eckhard Kaller in der Longzte Klasse knapp geschlagen

„Übertriebenes Paarungsverhalten…“

Kaller beim Training am Bodensee. Im Süden wächst die Flotte. © privat
Kaller beim Training am Bodensee. Im Süden wächst die Flotte. © privat

 

Ein Bayer, Schwabe, Badener und Gallier mischen nun schon seit zwei Jahren die französischen Profis in der Longtze-Klasse auf. Seit über einem Jahr sind wir in der Longtze European Tour ungeschlagen. Aber bei der Spi Ouest Regatta in La Trinité sur Mer stolperte unser Team Wetfeet um Steuermann Eckhard Kaller schließlich doch über die eigenen Beine. 

Der Trip an die französische Atlantikküste, in das Heimatrevier unseres Galliers Maxime Paul, sollte eine weiteres erfolgreiches Kapitel unserer Longtze European Tour Teilnahme aufschlagen und uns ein Stückchen näher an das Ziel Titelverteidigung 2011 bringen.

 

Das deutsche Team Wetfeet im Zweikampf mit einem Open 7.50 Sportboot. © Longtze

Selten gingen wir so gut vorbereitet an den Start. Das Boot in perfektem Zustand und immerhin das erste Mal schon über zwölf Stunden vor Regattastart im Wasser, die Crew dank Unterstützung des Münchener „Fitbox“-Teams in körperlicher Bestverfassung und taktisch gut eingestellt, dank Heimvorteil von Maxime,.

Die Bretagne zeigte sich von ihrer besten Seite – von wegen viel Regen und kalt! Diesmal gab es Sonne, morgens Nordwind, mittags Flaute, nachmittags Thermik! Von ein bis vier Beaufort war alles dabei! So konnten wir an den ersten Tagen voll auftrumpfen.

Klassenhäuptling und ex Team China America´s Cup Steuermann Pier Mas kommentierte die ersten Tage: „Wetfeet braucht einen Lauf um anzukommen und zeigt dann, was es kann!“ Eine schöne Serie von 4,1,1,2 am ersten, 1, 1, 1 am zweiten und 2, 3 am dritten Tag ergab ein gutes Polster auf dem obersten Podestplatz. Viel Wind… (vier Beaufort) oder wenig (ein Beaufort) Wetfeet war immer vorne mit dabei.

Vielleicht fehlte etwas Konzentration angesichts des unüberseh- und hörbaren, übertriebenen Paarungsverhalten der jungen Franzosen in der Camping-Platz-Dusche. Die nächsten Regatten werden möglicherweise bei unserem Team-Psychologen an Bord stattfinden müssen. Jedenfalls verspielten wir am letzten Tag doch noch die Gesamtführung.

Beim ersten Start haben wir uns von Alain Gautier, dem Vendee Globe Sieger von 1992, abstellen lassen, konnten uns aber mit einer starken Leistung doch noch von Platz 17 am Luvfass auf Platz 4 vorschieben. Für den letzten Lauf der Serie waren wir mal wieder punktgleich mit Nicolas Berenger.

Ein spannendes Finale, doch wir schafften es uns selbst zu disqualifizieren, da wir nach einer Bahnänderung auf die falschen Luvfässer fuhren, P. g. (Pech gehabt!). Die starke Konkurrenz, mit den großen Namen der französischen Segelszene, machte keine Fehler und wir mussten den Dauerrivalen Nicolas Berenger dann doch den Sieg überlassen!

Mit dem Ergebnis ist das Team Wetfeet mehr als zufrieden und immerhin war es eine der spektakulärsten Regatten der Longtze European Tour und die Franzosen schickten Profis wie Pierre Pennec, den Extreme 40 Steuermann des drittplatzierten Rothschild-Kats.

Der Sieger Nicolas teilte als fairer Sportmann schlussendlich den Hauptgewinn mit seinen Longtze-Freunden: das Eigengewicht in Austern und Weißwein!

Spi Ouest-France – Intermarché. Le sourire intact de Nicolas Bérenger

dimanche 24 avril 2011
  • Entre Alain Gautier (à gauche) et Nicolas Bérenger existe une vieille et forte complicité.

    Vincent Mouchel

 

 

Longtze. Le skipper méditerranéen est devenu l’un des meilleurs Français de la nouvelle série. Une expérience supplémentaire au service du plaisir d’être en mer et en course.

« Je suis invaincu depuis quinze ans face à Alain Gautier. » C’était jeudi soir, veille de l’ouverture du Spi Ouest-France – Intermarché, et on devinait une fierté légitime dans les propos de Nicolas Bérenger. Une gentille pointe d’ironie, aussi. 

Et pour cause ! Le marin de La Grande-Motte (38 ans) n’a quasiment plus croisé le Lorientais sur l’eau depuis autant de temps. Et le lendemain, au soir des quatre premières manches, la satisfaction était toujours affichée en bandoulière par le skipper d’Un maillot pour la vie. Nulle trace pourtant de rivalité, même sportive, entre les deux. Remember… En 1996, sur la Solitaire du Figaro entre Hotwth et Saint-Nazaire, Nico avait récupéré à son bord Gaugau tombé à l’eau. Un miracle marin. Forcément ça crée plus que des liens. Amitié et complicité pour la vie.

Sans être inséparables, un lien fort s’est tissé entre les deux. Sans pour autant ferrailler régulièrement sur l’eau. Le circuit Longtze est passé par là. « Lorsque je fréquentais la série Figaro Bénéteau, ce bateau m’a paru intéressant pour progresser dans différents domaines : les départs, la barre, la tactique. » Un bateau de complément. C’était il y a deux ans. Depuis la crise est passée par là. Koné, le partenaire de Nicolas Bérenger, a jeté l’éponge après avoir envisagé une Route du Rhum ou un Vendée Globe avec son coureur en devenir : « L’annonce de l’arrêt fut brutale. » Depuis, le coeur du circuit Figaro bat sans lui : « Je suis encore un peu dedans, tempère Nicolas. Cet hiver, j’ai coaché les coureurs au Centre d’entraînement Méditerranée de La Grande-Motte. J’y retrouve une vraie émulation, on est du Sud alors on échange beaucoup. » Et même s’il ne désespère pas d’être sur la ligne de départ de la Solitaire du Figaro fin juillet à Perros-Guirec, le marin a modifié sa trajectoire.

« Je cherche des sous pour faire du bateau, du Multi 50, du Class 40, je crois encore au bateau d’Yvan Griboval (un monotype de 16 m destiné à la SolOcéane, tour du monde en solitaire avec escale en Nouvelle-Zélande)… Mon problème, peut-être, c’est que je ne suis pas déterminé sur une classe. Tout me plaît, et ce n’est pas forcément bien perçu. »

Dans l’attente d’un sponsor, c’est lui-même qui finance ses courses, via des opérations de relations publiques, essentiellement en Bretagne, à bord des deux Longtze dont il s’est rendu propriétaire : « Même si j’étais salarié d’un sponsor, je continuerais à le faire. » Bérenger a progressé en même temps que la série : « Le niveau ne cesse de s’élever, il est homogène. Ce qui n’était pas le cas l’an dernier encore. Au Spi, cinq bateaux au moins peuvent revendiquer la première place. » Avec une bande de copains, aussi sympas que bons régatiers, il en fait bien sûr partie.

Hier, Nicolas Bérenger en tête de la série, arborait un sourire intact. En cinq manches, jamais Alain Gautier barreur sur Longtze Team ne l’avait devancé…

Eric HORRENBERGER.

Le Spi Ouest France Intermarché pour Nicolas Bérenger

De la bagarre à tous les étages, du soleil à gogo, du vent un peu, parfois trop peu, mais suffisamment quand même pour disputer 11 manches en 4 jours : le premier Spi Ouest France Intermarché des Longtze a tenu toutes ses promesses.
Nicolas Bérenger (Un Maillot pour la Vie) l’emporte d’un cheveu sur l’Allemand Eckhard Kaller (Wetfeet.de). « Beijaflore-Essec » skippé par Pierre Pennec complète le podium et gagne le classement étudiant… Mais quel que soit le résultat, les 20 équipages Longtze présents ce week-end à la Trinité sur mer ont partagé une belle tranche de plaisir 100 % régate.

Cela devient une tradition sur le Longtze European Tour : c’est sur la dernière manche du dernier jour de course que la victoire finale se joue !
Ce fut encore le cas cet après-midi à la Trinité sur mer où, sur l’ultime parcours de l’épreuve, le team germanique de « Wetfeet.de » loupe une bouée sur un parcours réduit : il se fait disqualifier alors que le méditerranéen Nicolas Bérenger, vainqueur de la première manche du jour, signe une belle seconde place.

« Rien n’est jamais acquis d’avance »
Au final, le Longtze « Un Maillot pour la Vie » l’emporte de deux petits points… « Ça se bagarre toujours autant en Longtze, c’est génial ! Pourtant, les équipages tournent, il y a toujours des nouveaux venus mais rien n’est jamais acquis d’avance, on s’amuse vraiment. Et puis cela reste très convivial : nous échangeons beaucoup par exemple avec Eckhard sur nos réglages, sur nos voiles… », explique Nicolas Bérenger.

Victoire étudiante à la régulière pour Beijaflore-Essec
Sysytématiquement dans les 5 premiers (sauf à la dernière manche où une équipière est passée à l’eau…), les étudiants de l’Essec sur « Beijaflore-Essec » mené par l’expérimenté Pierre Pennec, décrochent la première place du classement étudiant.
« L’ambiance a été excellente d’un bout à l’autre de la course. Les étudiants apprennent vite et bien. Ils ont envie de gagner. En plus, à l’Essec, ils ont un partenaire qui s’implique vraiment, c’est motivant pour tout le monde », détaille Pierre Pennec.

Plus on navigue, plus on apprécie !
Mêmes plaisirs partagés chez les nouveaux venus du circuit, à l’image du normand Dimitri Hardouin, qui étrennait son Longtze « Lunanbulle » : « c’était magnifique ! La flotte est très sympa, dynamique. Ça régate au contact, à chaque fois, ça se joue à rien : c’est un vrai bonheur ! Plus on navigue sur ce bateau, plus on prend de plaisir et plus on l’apprécie ! »

Et comme à chaque fois que le fils du Dragon sillonne un nouveau plan d’eau, il ne laisse pas indifférent. Parmi les quelques 3000 régatiers réunis ce week-end à la Trinité sur mer, certains sont venus voir le Longtze de près… « Plusieurs de mes amis qui régatent sur J80 ou Grand Surprise m’ont posé beaucoup de questions sur mon Longtze, certains viendront même l’essayer bientôt ! », commente Dimitri Hardouin.

RV Atlantique à venir
Après son début de saison en Méditerranée, le Longtze va enchaîner les rendez-vous Atlantique avec le Grand Prix Guyader la semaine prochaine à Douarnenez puis, début juin, le Championnat de France Monotype au Grand Prix de l’Ecole Navale à Lanvéoc où les Longtze sont également attendus en force.

 

Ils ont aussi dit…

Pierre Pennec (Beijaflore – Essec) : « C’est un bateau sympa, un peu physique, il faut faire du rappel, il y a de bonnes sensations, il part vite au planning mais reste très sain. Il est accessible et pas cher, pour des étudiants, des propriétaires c’est une bonne formule ! C’est à mon avis un circuit qui a de l’avenir ! Il y a un créneau à prendre… »

Nicolas Bérenger (Un Maillot pour la Vie) : « Le circuit est de plus en plus intéressant, il y a de plus en plus de monde, mais il faudrait juste que le niveau s’homogénéise un peu. Dès que les nouveaux venus vont gagner en aisance ce sera parfait ! »

Dimitri Hardouin (Lunanbulle) : « Notre objectif est de faire tout le circuit Longtze mais cela reste compliqué pour nous d’être disponibles sur toutes les épreuves : il va falloir s’organiser… Mais c’est la première année, et puis je pense aussi qu’au fur et à mesure, le Longtze va faire des émules et nous pourrons créer des petits groupes régionaux pour régater souvent, sans faire trop de kilomètres ni être obligés de prendre des jours de congés. »

Alain Gautier (Longtze Team) : « c’est un bateau très sympa, vif, équilibré, vraiment très bien équipé. Et puis ça se bagarre, c’est super intéressant de pouvoir régater à 20 monotypes : c’est un très bon concept ! »

Trophées les Nauticales

Première édition du Trophée les Nauticales qui a tout pour devenir une “classique”.

Le cadre est enchanteur (la baie de La Ciotat), le contexte stimulant (Les Nauticales de La Ciotat, salon à flot de Marseille Provence Métropole), la météo exigeante (mistral puis mistoufles, toujours sous le soleil printanier), l’organisation exemplaire et la plateau relevé: tous les ingrédient d’une belle épreuve.

Nicolas Bérenger domine l’épreuve, tout en lâchant des victoires de manche à l’équipage de Laurent Berjon (barré par Thierry Berger, fine lame) et celui de Thierry Bouchard, qui découvre le Longtze.

Le premier jour de compétition est fortement musclé: un mistral violent balaie la raden avec des points au-dessus de 30 noeuds… Prudement, le premire départ est retardé à 15h30, dans un vent toujours fort, mais plus manipulable… Le spectacle est là: après une remontée au près musclée vers la jetée au pied du Salon nautique à flot, les Longtze enroulent la bouée au vent et, sitôt passée la bouée de dégagement, s’envolent sous spi… le mot n’est pas impropre. La descente est spectaculaire, à des vitesses de plus de 16 noeuds.

Régate en accéléré, avec quelques figures de style! A ce jeu, l’expérience de Nicolas Bérenger parle: il finit premier de cette journée, devant le bateau de Laurent Abignoli.

Le lendemain, c’est un régime d’ouest modéré qui domine, qui permet d’enchaîner 6 manches sur des parcours tactiques, toujours à proximité du Salon Nautique.

Un vrai plaisir de navigagtion et de régate.

Classement (7 manche courues):

1. Nicolas Bérenger – FRA 820 – Uship Marseille – 11 pts
2. Laurent Berjon – FRA 843 – Longtze Team – 25 pts
3- Christopher Pratt – FRA 836 – Marseille Provence Métropole – 26 pts
4- Thierry Bouchard – FRA 842 – Comiris – 28 pts
5- Laurent Abignoli – FRA 847 – Tendriss YCPR – 28 pts
6- Béatrice Maupas – FRA 837 – Wazabee One – 33 pts

(teams étudiants)
7- INSA SOPRA EM LYON – Gewnaelle Berhault – 52 pts
8- SAFRAN 1 Ecole Polytechnique ISAE – Benoît Brière – 57 pts
9- SOPRA Defi Voile Artem – Romain Hillion – 63 pts

Plus de photos: lien

 

 

 

 

 

 

Primo Cup 2011 à Monaco

Dimanche 13 février 2011 : Un final dans le vent

Les conditions de brise de Sud-Ouest stables ont permis au Comité de course d’enchainer aujourd’hui quatre manches, à la plus grande satisfaction des régatiers. Une dernière journée de régate qui clôturait la 27ème édition de la Primo Cup – Trophée Credit Suisse.

Après un premier volet de l’épreuve disputé le week-end dernier et qui rassemblait cinq classes monotypes (Dragon, J24, Surprise Melges 20, Esse 850), la baie de Monaco a offert des conditions printanières à quatre nouvelles séries : Longtze Premier, Platu 25, Smeralda 888 et les X35 qui participaient pour la première fois à cette épreuve monégasque.

Tout au long des 27 éditions, la Primo Cup a toujours fait preuve d’un esprit novateur, que ce soit dans le domaine sportif ou l’organisation à terre. C’est avec cet esprit que le YCM accueillait en parallèle des régates la première table ronde sur la santé et la sécurité du marin, avec un parterre de 11 conférenciers pluridisciplinaires internationaux, avec à leurs côtés le navigateur en solitaire Bertrand de Broc. « L’Océan est une école de l’homme, un site d’apprentissage où il apprend à se gérer lui-même, vis-à-vis de la nature. Puissante, il faut la respecter et la craindre à la fois » a déclaré le navigateur français. L’ensemble des conclusions seront disponibles sur le site du Yacht Club de Monaco (www.ycm.org).

De même, une délégation chinoise, en déplacement en Principauté, pour découvrir le savoir-faire monégasque en matière de construction et d’architecture navale, a eu le plaisir de découvrir le spectacle offert par les concurrents et tout particulièrement par les Longtze Premier, construits en Chine à Qingdao.

Lors de la remise des prix, l’équipementier Slam, partenaire de l’épreuve apportait sa contribution en offrant aux trois premiers de chaque série une dotation pour l’équipage complet de vêtements de la ligne Advanced Technology Sportswear. Le premier des X35, nouvelle série à la Primo Cup, recevait le second Chronographe Hublot en jeu, après celui remis la semaine dernière au premier Dragon, classe la plus internationale. Très attendu des marins, le tirage au sort nominatif pour l’attribution du lingot d’or offert par la banque Credit Suisse a été remporté par les jeunes de l’équipage de Myst, emmenés par les frères Stimamiglio, qui concourraient en Smeralda 888.

X35 : Les plus puissants et les plus disputés

Ce fut la série la plus disputée sur l’eau, que ce soit lors des passages de marque ou sur les lignes d’arrivée, puisque la majorité des concurrents sont arrivés en moins de deux minutes tout au long du week-end. Le niveau des équipages était des plus homogènes et des plus élevés, comme en témoigne la présence de Tommaso Chieffi (Mag Jackpot Sailing Team) ou de Matteo Savelli (Lelagain).

Les conditions de stabilité de la dernière journée de régate ont rendu les combats encore plus après et les engagements aux bouées des plus tendus. Une ultime course sous tension, que seul le tapis vert a permis de départager les trois leaders. C’est finalement Mag Jackpot Sailing Team qui s’impose avec un seul point d’avance devant Spirit of Nerina, Lelagain, barré par Alessandro Solerio, responsable de la classe au niveau européen.

Longzte Premier : Joyeux anniversaire au vainqueur !

Dans cette jeune classe qui a été présentée ici même à Monaco, il y a trois ans, on attendait Nicolas Berenger (Un maillot pour la vie), qui souhaitait réaliser la passe de trois victoires consécutives à Monaco. Il cède la victoire à l’Allemand Eckard Kaller (Wet Feet), « uniquement parce que c’est son anniversaire, mais aussi parce que j’ai commis beaucoup d’erreurs », reconnait avec humeur le varois auprès de son équipage. Ces deux leaders ont dominé les débats avec trois victoires de manches chacun ; le Suisse Frank Beat (QI) décrochant la troisième marche du podium à huit points des Français.

Platu 25 : Forte présence allemande mais un leader italien

Avec une seule victoire de manche, les Italiens de Nanuk s’imposent au général. Ils ont joué la régularité et ont su rester toujours aux avant-postes. Tout au long du week-end, ils ont contenu les assauts de Falkone et de Farr Bar, le vainqueur l’an dernier ; ces deux bateaux de nationalité allemande totalisant à eux deux : trois victoires de manche chacun, soit six sur les huit courus.

Smeralda 888 : Botta Dritta s’impose devant les favoris.

Ce fut un week-end fantastique, avec cinq ou six bateaux de niveau équivalent, qui ont donné une vraie bataille sur l’eau, avec une qualité de plateau exceptionnel. », commente le vainqueur Adalberto Miani (Botta Dritta). Le Commissaire Général de la Section Voile du YCM a en effet réalisé une belle performance. Il a su joué tactiquement et stratégiquement, profitant des rivalités et du contrôle respectif de deux leaders de la classe, Money Time et Vamos mi Amor. Deux équipages qui accueillaient à leur bord des navigateurs très expérimentés tels que Vasco Vascotto (Money Time) ou François Brenac (Vamos mi Amor). Dotta Dritta s’impose donc au général, avec à la tactique Lorenzo Bressani.

Money Time (2e du classement général final) perd sa première place du podium général dans la dernière manche et dans l’ultime passage de bouée, en finissant derrière Vamos mi Amor. « C’est dommage, car nous étions en tête du départ jusqu’à cette dernière marque avant la ligne d’arrivée. C’est la course, c’est quand même un très beau week-end, le Smeralda 888 est un joli monotype où tous les concurrents sont à armes égales. C’est la valeur des équipages qui est mise à l’honneur et le niveau ne cesse de progresser. Ce qui rend la régate de plus en plus intéressante. » observe Vasco Vascotto.

Rendez-vous en 2012 aux mêmes dates, du 3 au 6 et du 11 au 13 février.

Tour de France à la Voile 2010

Les yeux sont fatigués, les nez cramés et les traits tirés. Au moment de goûter le champagne, Nouvelle-Calédonie savoure sa victoire. Bertrand Pacé, Gildas Morvan et leurs équipiers remportent un tour de Bretagne long, très long – 44 heures de course ! Deuxièmes, trois minutes derrière eux, les hommes de Jimmy Pahun signent eux aussi une belle étape. Podium complété par les Américains de Groovederci.

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Il sourit. Au moment de couper la ligne, à 10h23 ce matin devant le port de Lorient, Bertrand Pacé félicite son équipage. Avec retenue. Peut-être qu’il accuse un peu le coup, ces quelques 200 milles parcourus en deux jours, à 4,54 nœuds de moyenne, mais la performance n’en est que plus belle. Nouvelle-Calédonie a été magistral ! Gildas Morvan, navigateur et Figariste d’expérience, y est sans doute pour quelque chose. Au ponton, Pacé s’avoue « content d’avoir gagné cette manche, content pour Gildas et pour moi qui avais déjà gagné le tour de Bretagne la dernière fois que j’étais sur le Tour de France à la Voile. » Et le barreur, toujours réservé, de relativiser. « Une journée de trois bananes et trois mauvais résultats, et cette avance fondra assez vite ! Aujourd’hui, nous avons eu de la chance. Tout a tourné en notre faveur. »

De la chance, il en fallait bien pour dompter les petits airs de ce ralliement, l’absence de vent, les bascules et les renverses de courant. Jimmy Pahun l’avoue : « En bateau, rien de pire que pas de vent ! » La formule est simple et la déception un peu perceptible dans la voix du skipper breton. Pourtant, trois minutes après le vainqueur, Ile-de-France 2010 fait un beau deuxième ! A Lorient, Pahun est accueilli chez lui et démontre la bonne forme de son équipage. Avec Nicolas Bérenger à bord et Jeff Cuzon comme navigateur, il attaque fort et accède à la troisième place du podium provisoire.

20 minutes plus tard, Groovederci prend la troisième place. La flotte est très étalée mais 21 autres concurrents coupent la ligne à temps, dont Manche – Basse Normandie, quatrième, et Courrier Dunkerque, cinquième. Supelec, Brunel et Nantes – St Nazaire abandonnent. Pour tous, la même fatigue, le même soulagement. Et le même coefficient trois pour cette course-étape d’importance, qui conforte Nouvelle-Cal en tête au général, suivi de Courrier Dunkerque (38 points derrière) et d’Ile-de-France 2010, à égalité de points avec TPM – COYCH. Ville de Genève – Carrefour Prévention, dixième aujourd’hui, reste en tête des amateurs. Et CSC – HEC – Ecole Navale, sixième à Lorient, prend la tête des étudiants.

Le 28e Farr 30, Région de Bruxelles – Capitale était quant à lui encore à terre pour réparations. Il devrait retourner à l’eau demain. Juste à temps pour le tour de l’ile de Groix, prévu ce samedi à midi et ouvert aux bateaux en HN !

Ils ont dit

Bertrand Pacé, skipper de Nouvelle-Calédonie :
« Une course extrêmement longue, dans la pétole, et relativement incertaine parce que nous ne savions pas trop d’où le vent allait rentrer. Nous l’estimions au Nord-Ouest, c’est ce qu’il a fait. Nous nous sommes retrouvés en tête assez vite et il a fallu gérer l’avance. Ca a fait un peu l’élastique avec nos adversaires. Finalement, quand le vent est vraiment rentré, nous étions avec Ile-de-France et avons réussi à rester devant eux jusqu’à la fin. Ils ont failli nous passer deux ou trois fois ! A bord, même si c’était difficile de dormir, j’ai poussé fort pour que nous nous reposions le plus possible. Je me doutais que la fin serait longue. Nous étions à trois sur le pont seulement. D’ailleurs, dans le petit temps, c’est très bien d’avoir l’équipage à l’intérieur pour que le bateau bouge moins. Célébrer ? Nous allons dormir cet après-midi. Ce soir, nous irons au restaurant boire une bonne bouteille et manger quelque chose de différent ! »

Donatien Carme, numéro un d’Ile-de-France 2010 :
« Une belle étape, assez longue parce qu’il y avait de la distance et peu de vent. A l’avant du bateau, dont je m’occupe, il y avait pas mal de choses à faire ! Avec du vent variable, on change de voiles, on envoie des génois différents, on change le petit spi pour le grand spi, et on recommence. Un truc très rigolo aussi, c’est le mouillage. Quand il n’y a plus de vent et que le courant s’inverse, qu’on l’a en face de nous, et qu’on n’arrive plus à avancer, il faut mouiller. Et nous avons mouillé plusieurs fois. Oui, des conditions difficiles ! C’est un peu compliqué de ne rien lâcher et de regarder le vent, les nuages, les risées sur l’eau, les prévisions météo. C’est éprouvant nerveusement. Physiquement, aussi : après deux nuits en mer, nous avons peu dormi et nous sommes tous un peu cramés. Nous avions mis en place un système de quarts à bord pour toujours avoir du sang frais, pour rester lucide jusqu’au bout ! Et effectivement, ça a été serré jusqu’à la fin. Nous n’avons pas réussi à dépasser Nouvelle-Calédonie, mais ce n’est pas n’importe qui ! S’échapper du peloton avec un bateau comme ça et être au contact avec eux permet de se surpasser. C’était bien pour l’intérêt de la course qui ne s’est pas résumée à un long convoyage dans la pétole. »

Jérémie Beyou, navigateur de Groovederci :
« Troisièmes ? Nous espérions ça depuis quelque temps ! Notre équipe fonctionne ensemble régulièrement, mais sur d’autres supports – Farr 40, Melges, … Elle n’avait pas fait le TFV depuis 2004. En venant, nous savions que nous allions nous frotter à des gens qui connaissent le format par cœur. Nous étions plein d’ambitions, mais savions que la tâche serait ardue. Faire dans les trois sur l’étape la plus relevée, la plus longue : oui, tout le monde à bord est très content ! Ca y est, nous avons trouvé nos réglages et notre cohésion. Philippe Mourniac, qui fait la tactique, et moi, nous parlons un peu moins anglais que les autres et sommes des pièces rapportées. Il faut s’intégrer à leur état d’esprit, à leur fonctionnement. Puis il faut tirer les bons bords, mouiller au bon moment. Pour l’anecdote, nous avons mouillé devant Perros-Guirec – ma ville d’adoption ! Et dans ces conditions, il faut aussi un peu de chance. J’espère que c’est un nouveau départ pour nous sur ce TFV ! »

09/07/2010